Le milliardaire reconnut son collier… puis le passé enterré depuis trente ans revint

? »

Marc cligna des yeux.

« Pardon ? »

« Vous m’avez dit que votre femme était présente.

Pourtant elle se tenait seule dans le couloir de service.

Pourquoi ? »

« Elle est timide. »

Anaïs le regarda.

Marc lui adressa un avertissement silencieux.

Elle pensa à toutes les fois où elle s’était tue pour éviter qu’il se mette en colère.

Puis elle parla.

« Ce n’est pas vrai. »

Marc se raidit.

« Anaïs. »

« Tu m’as demandé de rester cachée parce que ma robe te faisait honte.

Tu m’as dit de prétendre travailler ici si quelqu’un me demandait qui j’étais. »

Un murmure parcourut les invités proches.

Marc sourit avec difficulté.

« C’était une plaisanterie entre nous. »

« Non », dit une voix derrière Anaïs.

La serveuse de l’alcôve s’était avancée.

« Je vous ai entendu, monsieur. »

Marc la fixa.

« Vous avez mal compris. »

« Vous avez dit que madame devait rester près du couloir de service parce qu’elle ne correspondait pas à l’image que vous vouliez donner. »

Le regard de Victor se refroidit.

« Intéressant. »

Une femme aux cheveux gris s’approcha.

Anaïs la reconnut vaguement comme la directrice juridique du groupe.

« Monsieur Langford, je crois que cela rejoint plusieurs éléments de notre dossier. »

Marc devint livide.

« Quel dossier ? »

Victor ne répondit pas immédiatement.

Il indiqua un petit salon adjacent.

« Nous devrions poursuivre cette conversation en privé. »

Marc sembla soulagé à l’idée d’échapper aux regards.

Mais Victor ajouta :

« Anaïs vient avec nous. »

Dans le salon, la directrice juridique ouvrit une tablette.

« Monsieur Delcourt, votre promotion était soumise à un examen final de votre comportement managérial.

Trois signalements avaient été déposés au cours des quatre derniers mois. »

Marc resta silencieux.

« Deux employés ont déclaré que vous humiliiez régulièrement les collaborateurs que vous considériez comme socialement inférieurs.

Un troisième a affirmé que vous lui aviez demandé de ne pas participer à une réunion client parce que son accent risquait de donner une mauvaise image de l’équipe. »

Anaïs sentit son estomac se contracter.

Les mêmes mots.

Le même mépris.

Marc secoua la tête.

« Ce sont des employés mécontents.

J’ai déjà expliqué tout ça. »

Victor croisa les bras.

« Oui.

Et jusqu’ici, vos explications avaient créé suffisamment de doute pour retarder une décision. »

Marc regarda Anaïs.

Il comprit avant que Victor poursuive.

« Ce soir vient de supprimer ce doute. »

« Vous allez ruiner ma carrière parce que ma femme et moi avons eu une dispute ? »

« Non.

Votre carrière est en difficulté parce que vous venez de démontrer devant témoins un comportement identique à celui décrit dans plusieurs plaintes professionnelles. »

Marc se tourna vers Anaïs.

« Dis-leur.

Dis-leur que tout cela est exagéré. »

Elle le regarda longtemps.

Il n’y avait aucune excuse dans ses yeux.

Seulement de la peur pour lui-même.

« Non. »

« Anaïs. »

« Non. »

Le mot lui donna une sensation presque physique de liberté.

La directrice juridique referma sa tablette.

« Votre nomination est suspendue immédiatement.

Vous êtes également retiré de vos responsabilités managériales pendant l’enquête. »

Marc se leva brusquement.

« C’est absurde. »

Victor ne bougea pas.

« Vous quitterez la propriété

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