Ma mère m’a giflée pour ma maison — puis le notaire est entré

l’entreprise de son père.

La maison de campagne.

Les voyages.

Les travaux récents dans leur appartement.

Une partie provenait encore de la fiducie créée par sa grand-mère.

« Que se passe-t-il lorsqu’il y a une tentative de pression ? » demanda Camille.

Valcourt la regarda.

« Les distributions concernées sont suspendues pendant l’examen du dossier.

Et les faits ayant conduit à la tentative peuvent entraîner la réouverture de l’ancien litige financier. »

Hélène éclata.

« Tu savais ! » cria-t-elle à Camille.

« Tu savais que tu pouvais faire ça ! »

« Non. »

« Menteuse ! »

« Je savais seulement que vous n’aviez aucun droit sur ma maison. »

Hélène voulut s’approcher encore, mais Adrien se plaça instinctivement entre elles.

Ce geste surprit tout le monde, surtout Manon.

« Ça suffit », dit-il.

Hélène le regarda comme s’il venait de la trahir.

« Tu ne comprends rien à cette famille. »

« J’en comprends assez pour savoir que vous venez de frapper votre fille parce qu’elle ne voulait pas céder sa maison. »

Manon pâlit.

« Adrien… »

Il se tourna vers elle.

« Tu savais ? »

« Quoi ? »

« Que Camille n’avait jamais accepté. »

Manon ouvrit la bouche.

Puis la referma.

Ce silence suffit.

Adrien recula d’un pas.

« Mon Dieu. »

Manon se mit à parler très vite.

« Papa disait qu’elle protesterait au début mais qu’elle finirait par céder.

Il disait qu’elle faisait toujours ça, qu’elle voulait qu’on la supplie un peu… »

Camille la fixa.

« Quand ai-je fait ça ? »

Manon ne trouva aucun exemple.

« Et vous aviez déjà prévu d’emménager ? » demanda Camille.

Adrien répondit avant elle.

« On avait prévu un brunch chez nous douze jours après notre retour. »

« Chez vous ? »

Il comprit aussitôt son erreur.

« Je veux dire… chez toi.

Je croyais que ce serait chez nous à ce moment-là. »

Il sortit une carte ivoire de la poche intérieure de sa veste.

« L’adresse est même sur les invitations. »

Camille prit la carte.

Son adresse y figurait.

Elle sentit la colère remplacer la stupeur.

Ils avaient communiqué son domicile à des dizaines de personnes comme s’il appartenait déjà aux mariés.

Elle regarda le petit coffret de velours.

« Où avez-vous obtenu ces clés ? »

Manon haussa les épaules.

« Maman les a fait préparer. »

Camille s’approcha.

Elle examina le trousseau.

Trois clés semblaient neuves.

La quatrième était rayée près de la tête.

Son souffle se coupa.

Elle la connaissait.

Six mois auparavant, une clé de l’ancienne porte de service avait disparu de son tiroir d’entrée.

Camille avait pensé l’avoir égarée pendant les travaux.

Elle souleva le trousseau.

« Celle-ci est à moi. »

Hélène ne bougea plus.

« Elle a disparu de chez moi il y a six mois. »

Gérard regarda sa femme.

« Hélène ? »

« Je ne sais pas de quoi elle parle. »

« Alors comment l’as-tu obtenue ? »

« Elle me l’a probablement donnée. »

Camille secoua la tête.

« Non. »

Valcourt lui demanda de reposer le trousseau.

« Ne le manipulez plus. »

Le mot fit naître une inquiétude nouvelle.

Camille regarda sa mère.

« Tu es entrée chez moi ? »

« Ne

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *