La Femme de Ménage Calma Son Bébé… Puis Elle Découvrit Ce Qu’on Lui Cachait

le silence.

C’est ainsi qu’Étienne les trouva.

Il resta figé dans l’encadrement de la porte.

Mireille ne l’avait encore jamais rencontré, mais elle comprit immédiatement qui il était.

« Posez ma fille », dit-il.

Son ton n’était pas violent.

Il était pire : contrôlé, distant, certain d’être obéi.

Mireille lui expliqua que Lucie pleurait depuis longtemps et que personne n’était venu.

« Vous êtes ici pour le ménage. »

« Oui. »

« Alors donnez-la-moi. »

Elle obéit.

Lucie se raidit presque aussitôt dans les bras de son père.

Trois secondes plus tard, elle hurla.

Étienne la berça maladroitement.

« Lucie… papa est là. »

L’enfant cria davantage.

Mireille remarqua qu’elle tentait encore de toucher son oreille.

« Monsieur Valois, depuis combien de temps fait-elle ce geste ? »

Il regarda la main de sa fille.

« Quel geste ? »

La question le trahit davantage que n’importe quelle confession.

Il ne savait pas.

Après une minute d’efforts inutiles, il rendit Lucie à Mireille.

Gardée droite contre son épaule, elle se calma presque immédiatement.

Étienne les observa longtemps.

« Comment vous appelez-vous ? »

« Mireille Jean. »

« Vous avez déjà travaillé avec des enfants ? »

« Pendant sept ans dans un service de soins. »

Il sembla surpris.

« Vous êtes infirmière ? »

« Pas officiellement ici. »

Une heure plus tard, Étienne lui proposa de devenir la nouvelle nounou de Lucie.

Le salaire aurait changé la vie de Mireille.

Il aurait payé ses examens d’équivalence, son loyer et une partie des médicaments que sa mère prenait encore en Haïti.

Mais Mireille ne répondit pas immédiatement.

« Pourquoi les autres sont-elles parties ? » demanda-t-elle.

Étienne détourna légèrement le regard.

« Parce que Lucie est difficile. »

« Quatre professionnelles en moins de deux semaines ? »

Il ne dit rien.

« Votre fille doit voir un médecin avant que je vous donne une réponse. »

Étienne releva brusquement les yeux.

« Pourquoi ? »

« Elle se touche l’oreille.

Elle supporte mal d’être allongée.

Et elle ne pleure pas comme un enfant qui veut seulement être porté.

Elle a peut-être mal. »

Ce fut à ce moment qu’Hélène Marceau, l’intendante de la maison, apparut à la porte.

Elle travaillait chez les Valois depuis onze ans.

Élégante, méthodique, toujours vêtue de couleurs sombres, elle avait dirigé le personnel bien avant l’arrivée de Lucie.

« Monsieur Valois, votre voiture vous attend », dit-elle.

Puis elle regarda Mireille.

Un regard bref, froid.

« Nous allons chez le pédiatre », répondit Étienne.

Pour la première fois, le visage d’Hélène bougea.

À peine.

Mais Mireille le vit.

Le pédiatre confirma une double otite.

L’oreille gauche était nettement plus atteinte.

Il expliqua que la position allongée pouvait augmenter l’inconfort et que l’infection semblait avoir commencé plusieurs jours auparavant.

Étienne resta silencieux pendant tout le trajet du retour.

Arrivé chez lui, il s’arrêta dans le vestibule.

« Les nounous auraient dû le voir », dit-il.

Mireille enleva doucement le bonnet de Lucie.

« Peut-être qu’elles l’ont vu. »

Étienne se tourna vers elle.

« Pourquoi dites-vous ça ? »

« Parce qu’on ne quitte pas quatre fois la même maison en quelques jours sans qu’il y ait autre chose qu’un bébé qui pleure. »

Il fit venir Hélène.

« Donnez-moi les coordonnées

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *