Il rentre plus tôt et découvre ce que sa mère faisait à sa femme enceinte

cela à la fatigue de la grossesse.

« Il y a autre chose », dit-elle.

Elle prit son téléphone.

« Elle parle souvent de la maison. »

« Je l’ai entendue. »

« Pas seulement comme aujourd’hui.

Elle me demande qui est inscrit sur l’acte de propriété.

Si nous avons un testament.

Si le bébé hériterait automatiquement de tout s’il arrivait quelque chose. »

Julien releva brusquement la tête.

« Depuis quand ? »

« Deux mois environ. »

Camille fit défiler ses photos et lui montra l’image d’une enveloppe posée sur la commode de Diane.

On distinguait le logo d’un cabinet juridique, mais aucun texte lisible.

« J’ai pris cette photo hier parce que quelque chose me semblait étrange », expliqua-t-elle.

« Elle m’a surprise devant sa chambre et s’est mise à crier. »

Julien contempla l’image.

Six mois plus tôt, Diane lui avait apporté plusieurs documents à signer.

Elle affirmait qu’ils concernaient la succession de son père, décédé depuis longtemps.

Julien avait demandé pourquoi son avocat n’avait rien reçu.

Diane s’était vexée et avait rangé les papiers.

Il n’y avait plus pensé.

Il appela son avocate, Sophie Lambert.

« J’ai besoin que tu vérifies quelque chose concernant ma maison », lui dit-il.

Vingt minutes plus tard, Sophie le rappela.

« Quelqu’un a déposé une demande de prêt garanti par ton bien immobilier il y a trois semaines. »

Julien se leva de sa chaise.

« Impossible. »

« La demande a été rejetée.

La signature ressemblait à la tienne, mais le dossier était incomplet. »

« Qui l’a déposée ? »

« L’adresse électronique utilisée appartient à une Diane Morel. »

Julien regarda Camille.

Elle comprit immédiatement.

« Ta mère ? » demanda Sophie.

« Oui. »

« Ne la confronte plus sans conserver les preuves.

Et appelle la banque.

Maintenant. »

La conseillère bancaire confirma ensuite que les virements avaient été effectués depuis l’ordinateur domestique de Julien.

Quelqu’un s’était connecté avec ses identifiants, puis avait validé certaines opérations en récupérant les codes envoyés sur une tablette ancienne qui restait généralement dans son bureau.

Diane avait donc préparé ses transferts avec méthode.

Ce n’était pas un geste impulsif.

Camille posa une main sur son ventre.

« Pourquoi voudrait-elle emprunter sur notre maison ? »

Julien n’eut pas le temps de répondre.

Son téléphone vibra.

La caméra de sécurité de son bureau venait de détecter un mouvement.

Il ouvrit l’application.

Sur l’écran apparut Diane.

Elle entra dans la pièce avec un homme d’une cinquantaine d’années portant une chemise cartonnée.

« Qui est-ce ? » murmura Camille.

« Je ne sais pas. »

Ils regardèrent l’homme se diriger vers le coffre.

Diane lui parla, trop loin du microphone pour que les paroles soient claires.

Puis elle tourna soudain la tête vers la caméra.

Son visage se figea.

Elle venait de remarquer la petite lumière verte.

Ses lèvres bougèrent.

Julien lut distinctement :

« Il sait tout. »

L’homme se retourna vers elle.

Diane arracha ensuite un document de la chemise et quitta le champ de la caméra.

Julien appela immédiatement la police.

Il ne voulait plus rentrer seul.

Deux agents arrivèrent à la maison avant lui.

Sophie, son avocate, les rejoignit également.

Diane se trouvait dans le salon lorsque Julien entra.

L’homme avait disparu.

« Où est-il ? » demanda

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *