Mon Mari Nous A Droguées, Mais Le Vrai Secret Était Dans Une Clé USB

à déplier la première feuille lorsque des phares ont balayé le jardin.

Léa s’est agrippée à moi.

« Papa. »

Nous nous sommes cachées derrière l’abri.

La voiture de Julien s’est arrêtée dans l’allée.

Mais il n’était pas seul.

Une femme est sortie du côté passager.

Sous la lumière du porche, j’ai reconnu Claire Vasseur, notre notaire.

Mon cerveau a refusé l’évidence pendant une seconde.

Claire avait géré la succession de ma mère après son décès, six mois plus tôt.

Trois jours avant ce dîner, elle m’avait appelée pour parler de la vente d’un bien immobilier appartenant à la succession.

Je lui avais répondu qu’elle devait faire erreur.

Je n’avais autorisé aucune vente.

Claire avait prétendu qu’elle vérifierait le dossier.

Elle ne m’avait jamais rappelée.

Et maintenant elle arrivait chez moi avec mon mari après qu’il nous avait droguées.

Julien ouvrit la porte d’entrée.

« Elles dorment », l’entendis-je dire.

Claire répondit quelque chose que je ne distinguai pas.

Ils entrèrent.

Je dépliai les papiers.

Mon nom apparaissait en haut du premier document.

Celui de Léa figurait sur le deuxième.

Plus bas, deux signatures avaient été reproduites.

La mienne était presque parfaite.

Celle de Léa également.

« Pourquoi ils ont ma signature ? » murmura-t-elle.

Je n’avais pas de réponse.

Puis un nouveau message apparut :

« La clé USB contient l’enregistrement original.

Ne la remettez pas à la police locale avant de savoir qui travaille avec eux. »

Cette fois, le mot me glaça.

Eux.

L’affaire dépassait Julien et Claire.

À cet instant, une lumière s’alluma dans l’abri derrière nous.

La porte grinça.

Une silhouette féminine apparut.

Léa poussa un petit cri.

« Ne faites pas de bruit », murmura la femme en levant les mains.

« C’est moi qui vous ai envoyé les messages. »

Je la reconnus aussitôt.

Sophie Delmas.

Elle travaillait comme responsable administrative dans l’entreprise de Julien depuis six ans.

Je l’avais vue aux repas de fin d’année, aux anniversaires professionnels, même à l’enterrement de ma mère.

« Pourquoi ? » demandai-je.

Sophie regarda vers la maison.

« Parce que j’ai découvert ce qu’ils faisaient avec les dossiers de vos clients.

Et parce que votre nom est apparu dans un fichier qui n’aurait jamais dû exister. »

Elle désigna la clé USB rouge.

« Tout est là-dessus. »

« Pourquoi Léa est-elle sur ces papiers ? »

L’expression de Sophie changea.

« Parce que Julien pense que la succession de votre mère vous appartient.

Il se trompe. »

Je fronçai les sourcils.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« Votre mère a créé une structure patrimoniale avant sa mort.

Le principal bénéficiaire n’est pas vous. »

Elle regarda Léa.

« C’est elle. »

Léa recula d’un pas.

« Moi ? »

Sophie hocha la tête.

« Et il ne s’agit pas seulement de la maison. »

Avant qu’elle puisse poursuivre, la porte arrière de la maison s’ouvrit brusquement.

La voix de Julien résonna dans le jardin.

« Emma ? »

Mon sang se glaça.

Il avait découvert que nous n’étions plus dans la cuisine.

Sophie éteignit aussitôt la lumière de l’abri.

« Il faut partir », souffla-t-elle.

Elle nous conduisit vers une petite voiture garée derrière la propriété voisine.

Nous étions presque arrivées au portail quand Julien cria mon nom une deuxième fois.

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