Il croyait l’avoir ruinée, jusqu’à ce qu’un coffre révèle son secret

Un coffre bancaire ouvert.

À l’intérieur, des dossiers noirs, deux passeports, une vieille montre de luxe et une enveloppe portant ses initiales : C.B.

Claire sentit son souffle ralentir.

La montre, elle la reconnaissait.

Marc lui avait affirmé l’avoir vendue cinq ans plus tôt pour couvrir les frais liés à une période difficile pour l’entreprise.

Quelques semaines après cette prétendue vente, son frère Thomas était mort dans un accident de voiture.

La coïncidence la frappa sans qu’elle sache encore pourquoi.

« Mme Beaumont ? » appela la juge.

Claire releva les yeux.

« Oui, Madame la juge. »

Après quelques échanges tendus, la décision provisoire tomba.

L’homologation de l’entente était suspendue.

Marc devait fournir une divulgation complète de toutes les sociétés, fiducies et structures financières associées directement ou indirectement à lui.

Aucune disposition des actifs contestés ne pourrait avoir lieu jusqu’à nouvel ordre.

La vente de Delcourt Technologies, prévue deux jours plus tard, venait de rencontrer un obstacle majeur.

Marc le savait.

Son visage avait perdu toute couleur.

Lorsque l’audience fut suspendue, la sœur de Claire arriva enfin et emmena Léonie prendre un chocolat chaud au rez-de-chaussée.

À peine les portes de l’ascenseur refermées, Claire agrandit la photo du coffre.

Un nouveau message de Julien apparut.

« L’enveloppe à tes initiales explique pourquoi Marc tenait autant à ton accord. »

Claire tapa : « Où est ce coffre ? »

La réponse arriva.

Une succursale bancaire du Vieux-Montréal.

Puis Julien ajouta : « Mais il n’est pas au nom de Marc. »

Claire attendit.

« Il est au nom de Thomas Beaumont. »

Son frère.

Mort depuis cinq ans.

Le couloir sembla s’éloigner autour d’elle.

Deux semaines avant sa mort, Thomas lui avait téléphoné tard le soir.

« Claire, il faut qu’on parle de Marc. »

Elle se souvenait d’avoir soupiré.

Thomas et Marc ne s’étaient jamais appréciés.

« Pas ce soir, Thomas.

Maman est épuisée, Léonie est malade et j’ai une réunion demain matin. »

« Ce n’est pas une histoire personnelle.

J’ai trouvé quelque chose dans les comptes. »

« Quels comptes ? »

Un silence.

Puis Thomas avait dit : « Je préfère te montrer.

Pas au téléphone. »

Ils avaient prévu de déjeuner le samedi.

Thomas était mort le vendredi soir lorsqu’un conducteur avait perdu le contrôle sur une route glacée au nord de la ville.

La police avait conclu à un accident.

Claire n’avait jamais eu de raison sérieuse d’en douter.

Elle refusait encore d’en créer une sans preuve.

Mais maintenant, le nom de Thomas se trouvait associé à un coffre dont Marc connaissait manifestement l’existence.

La porte de la salle s’ouvrit.

Marc apparut.

Sans avocat.

Il s’approcha d’elle lentement.

« Qu’est-ce que Julien t’a envoyé ? »

Claire ne répondit pas.

« Tu sais donc qu’il me parle. »

Marc serra la mâchoire.

« Julien est un voleur.

Il a emporté des données confidentielles. »

« Tu n’as pas répondu à ma question. »

Il abaissa la voix.

« Certaines choses que tu vas trouver n’ont rien à voir avec notre divorce. »

« Alors pourquoi as-tu peur ? »

Il fit un pas de plus.

« Parce que Thomas a commencé exactement comme toi.

Il pensait avoir compris ce qu’il regardait. »

Claire sentit une chaleur brutale lui traverser la poitrine.

« Ne

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